* En Europe, le CAC 40 a gagné 0,58% et le Stoxx 600 0,47%
* Wall Street recule à la mi-séance, le Nasdaq perd plus de 1%
* Bank of America BAC.N chute de 5,84% après ses résultats
* ASML en soutien en Europe avec ses prévisions
par Claude Chendjou
Les Bourses européennes ont terminé légèrement dans le vert mercredi, soutenues par les prévisions d'ASML, une stabilisation des titres liés à l'intelligence artificielle (IA) et le compartiment obligataire en zone euro, tandis que Wall Street était affectée à la mi-séance par une inflation aux Etats-Unis plus forte que prévu.
À Paris, le CAC 40 .FCHI a fini sur un gain de 0,58% à 7.873,11 points. Le Footsie britannique .FTSE a avancé de 0,70% et le Dax allemand .GDAXI a progressé de 0,25%.
L'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E a gagné 0,46%, le FTSEurofirst 300
.FTEU3 0,51% et le Stoxx 600 .STOXX 0,47%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones .DJI recule de 0,14%, le Standard & Poor's 500 .SPX de 0,94% et le Nasdaq .IXIC de 1,36%, les grands indices américains étant affectés par la perspective d'un resserrement ce mois-ci des taux de la Réserve fédérale (Fed) après la publication d'un indicateur d'inflation élevée.
Le département américain du Travail a indiqué que les prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis avaient accéléré en septembre, à 3,7% sur un an et 0,6% en rythme mensuel.
"Même si les prix de l'énergie font la une des journaux, le rapport d'aujourd'hui (sur le CPI) suggère que le problème de l'inflation est bien plus profond. Un chiffre d'inflation sous-jacente plus élevé que prévu vient s'ajouter aux signes de plus en plus nombreux indiquant que les pressions sur les prix intérieurs s'ancrent davantage, au lieu de s'atténuer", souligne George Brown, économiste chez Schroders.
"Les marchés ont raison de supposer que la politique monétaire devra devenir beaucoup plus restrictive pour ramener l'inflation à son objectif. La question est de savoir si la Fed est prête à resserrer sa politique autant que l'exigent les perspectives d'inflation", a-t-il ajouté.
Après la publication du CPI, les opérateurs tablent désormais avec une probabilité de 46% sur une hausse d'un quart de point des coûts d'emprunt en octobre, contre une probabilité de 21,6% auparavant, selon les données compilées par LSEG.
Les craintes inflationnistes font pression sur les grands indices américains: le Russell 2000 est tombé en séance à un creux de quatre mois, tout comme l'indice des banques sur le S&P 500, tandis que le Nasdaq a perdu plus de 1% en séance.
Outre Atlantique, les investisseurs analysent également une nouvelle salve de résultats bancaires, avec notamment Bank of America BAC.N qui chute de 5,84% après la publication d'un bénéfice en repli au troisième trimestre.
En Europe, les grands indices, portés par les résultats et prévisions d'ASML, ont résisté à la clôture à la tendance observée à Wall Street mais ont réduit leurs gains initiaux. Le Vieux continent a également été soutenu par le compartiment bancaire où le rendement du Bund allemand a fini pratiquement stable après les récentes tensions dans l'obligataire.
VALEURS EN EUROPE
ASML ASML.AS a pris 1,84% après avoir indiqué que la demande, stimulée par l'IA, pour ses outils d'impression de puces était si forte qu'elle ne serait pas en mesure de satisfaire pleinement ses clients en 2027 et 2028.
Le secteur technologique .SX8P sur le Stoxx 600, qui avait chuté mardi, a timidement rebondi mercredi, de 0,19% en clôture, réduisant en fin de séance une bonne partie de ses gains initiaux.
Luxe .STXLUXP (+1,17%), également chahuté la veille par les résultats de LVMH LVMH.PA (+1,43%), a enregistré également un sursaut, malgré des doutes quant à la reprise du secteur après trois années de récession.
Dans les autres secteurs, Orsted ORSTED.CO a reculé de 3,92% en réaction à une information de l'agence Bloomberg selon laquelle les États-Unis ont décidé de réexaminer le permis accordé au groupe pour son parc éolien près de Rhode Island.
La banque suédoise SEB SEBa.ST a plongé de 4,59% après que l'autorité de régulation bancaire du pays a temporairement relevé les exigences de fonds propres de l'établissement en raison de failles dans ses modèles de risque internes.
CHANGES
Le dollar s'affermit, de 0,67%, face à un panier de devises de référence
.DXY , touchant un nouveau sommet de 18 mois, porté par une inflation galopante qui alimente les anticipations de hausse des taux de la Fed.
"Le taux d'inflation sous-jacente plus élevé que prévu soulève des inquiétudes quant à la propagation de l'inflation liée à l'énergie à d'autres secteurs de l'économie", explique Uto Shinohara, stratège en investissement chez Mesirow Currency Management.
L'euro EUR= recule de 0,71%, à 1,1118 dollar, après être tombé en séance à un nouveau plus bas de 17 mois face au dollar et un nouveau plus bas de 16 mois face à la livre sterling.
La devise britannique GBP= s'échange à 1,3147 dollar (-0,82%).
TAUX
A la clôture des Bourses en Europe, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans US10YT=RR monte de près de deux points de base, à 5,23%, après avoir grimpé en séance à 5,29%, sa plus forte progression journalière en trois semaines.
Celui du Bund allemand de même échéance DE10YT=RR a fini quasiment inchangé, à 3,466%, après avoir fluctué en séance entre 3,44% et 3,50%.
Les investisseurs sur les marchés obligataires dans le monde restent fébriles après les turbulences observées fin septembre et début octobre. Les inquiétudes liées à la hausse des prix de l'énergie et à l'inflation ont fait grimper les rendements, tandis que les préoccupations budgétaires et la concurrence pour les capitaux de la part des emprunteurs spécialisés dans l'IA ont exacerbé la situation.
PÉTROLE
Les cours pétroliers se sont stabilisés mercredi après avoir progressé à la suite d'une attaque contre le siège de la compagnie pétrolière nationale saoudienne. Ils ont aussi été affectés par les menaces iraniennes de recourir à une nouvelle stratégie contre les navires transitant par le détroit d'Ormuz, Téhéran ayant exprimé sa volonté de maintenir des prix du pétrole à un niveau élevé afin d'influencer les élections de mi-mandat américaines.
Le Brent reflue de 0,06% à 105,62 dollars le baril LCOc1 , tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,86% à 94,92 dollars CLc1 .
A SUIVRE JEUDI : nL8N45V1FC
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Claude Chendjou; avec la contribution d'Amanda Cooper; édité par Sophie Louet)
|1|Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris et en Europe WATCH/LFR |1|

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